Journée Internationale de l’élimination des violences faites aux femmes

En prélude à la Journée Internationale de l’élimination des violences faites aux femmes célébrée les 25 novembre, la Commission Nationale de la Francophonie (CNF) a organisé le vendredi 23 novembre 2018 dans ses locaux, une rencontre d’informations et d’échanges autour de cette problématique, selon le thème suivant : « Quelles actions stratégiques pour la prévention et l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles en Côte d’Ivoire ? ».

Cette rencontre s’est tenue le vendredi 23 novembre 2018 à la salle de conférence de la CNF de 10 à 12h30.

L’orateur principal, M. KOFFI Socrate, membre du comité de lutte contre les violences faites aux femmes et représentant le Ministère de la Femme, a entretenu l’assistance sur les différentes définitions et formes de Violence ainsi que des dispositifs et actions institutionnels en matière de violences faites aux femmes et aux filles. L’assistance était composée des ONG partenaires de la CNF, à savoir : Femmes de Salem Internationale, OMED (ONG Mauko Education et Développement), Famille d’Afrique, Femmes et TIC et Femmes en action. Etaient également représentées à cette activité la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDHCI), l’Union des Journalistes Culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI) et la Fédération Nationale des Associations de Professionnels de la Communication (FENAPROCOMCI).

L’exposé  a donné lieu à des échanges très enrichissants, au cours desquels les partenaires ont partagé leurs expériences en matière de violences faites aux femmes  et aux jeunes filles. Il faut savoir que la Côte d’Ivoire a ratifié tous les accords internationaux existant dans ce domaine et que la Constitution ivoirienne interdit toute forme de violence physique et morale, de mutilation et d’avilissement à l’égard des femmes ; cependant les lois ne sont pas appliquées, ou elles le sont mal. Par conséquent, les auteurs de ces crimes demeurent impunis. Dans un monde encore dominé par les hommes, beaucoup de femmes ont peur de dénoncer, ou ignorent que des lois existent. Ce genre de rencontres permet de rendre les femmes conscientes de leurs droits et de les informer sur toutes les stratégies permettant de lutter contre les violences qui leur sont faites.

A la suite des échanges, une séance de prise de photos a réuni les participants sur la terrasse extérieure. A la fin de la  cérémonie, lors d’une interview, les ONG OMED, Famille d’Afrique et Femmes en Action ont accepté de répondre aux questions du service de communication de la CNF sur leurs actions en faveur de la lutte contre les violences à l’égard des femmes, en vue d’une large diffusion sur les réseaux sociaux et dans la presse, l’objectif étant de sensibiliser le plus grand nombre possible.

Dans cette optique, il serait bon que le Comité de lutte contre les VBG élabore un manuel où seront recensés tous les dispositifs et mécanismes mis en place dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. La CNF pourrait pérenniser cette action, en y associant les forces de l’ordre et le corps médical.

LA CNF EN ACTION